Le gouvernement éthiopien a accusé les forces tigréennes d’étendre la reprise des combats à différents fronts, notamment le long des frontières occidentales du pays avec le Soudan voisin.
Un communiqué publié mercredi a indiqué que de nouveaux fronts s’étaient ouverts dans l’ouest après que les offensives tigréennes dans l’est autour de la ville de Kobo ne se sont pas déroulées comme prévu.

Les forces tigréennes n’ont pas répondu à ces allégations.

Cependant, un haut responsable tigréen, Getachew Reda, avait précédemment accusé le gouvernement du Premier ministre Abiy Ahmed de vouloir « internationaliser davantage le conflit » en envoyant « des dizaines de milliers de soldats » en Erythrée voisine.

Il est difficile de confirmer l’une ou l’autre affirmation, mais c’est un signe clair que la violence s’intensifie et s’étend après avoir refait surface la semaine dernière, brisant ainsi une trêve de cinq mois.

Certains des nouveaux fronts cités par le gouvernement se trouvent dans la région contestée du Tigré occidental, contrôlée par les forces régionales de l’Amhara voisin et les forces fédérales depuis le premier cycle de combats fin 2020.
Les forces tigréennes veulent le retour de la région à son statut d’avant-guerre, mais les forces amhara le revendiquent également – affirmant qu’elle a été incorporée au Tigré lorsque le Front de libération du peuple tigréen (TPLF) dominait le paysage politique éthiopien.

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